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Trajets domicile-travail à vélo : une stratégie "win-win"



Développer les trajets domicile-travail à vélo est une solution gagnante autant pour le collaborateur que pour l’entreprise.

Malheureusement très peu développée en France -moins de 2% des trajets domicile-travail se font à vélo- cette pratique est pourtant ultra bénéfique pour tous.

Plusieurs incitations financières sont développées dans les entreprises pour développer la pratique du vélo. L’IVK (Indemnité Vélo Kilométrique) entrée en vigueur en 2016, propose d’indemniser les collaborateurs à hauteur de 0,25€ par kilomètre parcouru à vélo, au même titre que l’indemnisation transports en commun. Pour simplifier et développer davantage cette pratique, le gouvernement a annoncé récemment dans son « plan vélo » un forfait pris en charge par les entreprises pouvant atteindre 400€.D’autres mesures existent puisque les entreprises qui mettent à disposition de leurs collaborateurs un parc de vélos (électriques ou non) peuvent déduire 25% de leurs impôts des frais engagés pour la flotte : achat, entretien…

De nombreuses expérimentations montrent les bienfaits de la pratique du vélo pour les collaborateurs et, in fine, pour l’entreprise. Les trajets à vélo permettent de diviser par deux le nombre de collaborateurs ayant une activité physique insuffisante et engendre donc une baisse de 50% du risque de cancer, de 25% du risque de crise cardiaque.

L’impact est également très significatif sur la baisse des absences, puisque les « cyclistes » ont 15% d’arrêts maladies en moins que les autres populations de l’entreprise. (1)

Si les bénéfices sur la santé et sur l’absentéisme sont spectaculaires, les entreprises sont très peu à se lancer dans cette pratique. En 2017, elles n’étaient que 85 en France à adopter l’IKV et à la proposer à leurs collaborateurs (1). Et là encore, les résultats sont spectaculaires, car sur les (seulement) 0,5% de collaborateurs qui se voient offrir cette opportunité, on constate un doublement des déplacements à vélo qui passent de 3 à 6%, pas loin de la moyenne européenne qui se situe à 7%. Alors que l’on sait que l’absentéisme coûte 60 milliards aux entreprises françaises chaque année (3) et que se déplacer via les méthodes « traditionnelles » devient de plus en plus difficile dans les grandes villes, sans compter l’impact environnemental, il semblerait judicieux de concilier santé et environnement en encourageant au sein de nos entreprises la pratique du vélo. Outre la mise à disposition éventuelle de vélos dans l’entreprise et/ou l’indemnisation des déplacements, quelques aménagements seront peut-être à envisager : souplesse dans les horaires de travail, mise à disposition de stationnements adaptés… Penser aussi à proposer des vélos électriques (qui offrent les mêmes bénéfices sur la santé que les vélos dépourvus d’assistance) pour encourager des trajets plus longs ou inciter même les plus sédentaires à s’y (re)mettre. Mais les bénéfices attendus grâce au développement de l’usage du vélo, méritent probablement de tendre vers quelques aménagements, une organisation et des méthodes de management adaptées au bien-être et à la santé des équipes avec pour objectif : une entreprise plus performante !

#activitéphysique #bienetreautravail #QVT #santé #performance #absentéisme


(1) Source Rapport du Comité d’Orientation des Infrastructures remis à Elisabeth Borne- Février 2018(2) Etude Effect of E-bike vs Bike Commuting on Cardiorespiratory Fitness in Overweight Adults- Clinical Journal of Sport Medicine. 28(3):255-265, May 2018(3) Source Etude Cabinet Ayming 2015

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